Les scénarios possibles


Scénarios de réduction collective du temps de travail

Si les lois Aubry avaient été appliquées à l’ensemble des salariés du secteur privé, elles auraient créé les 700 000 emplois prévus et le nombre de chômeurs aurait reculé d’un demi-million.

On peut envisager des mesures équivalentes, voire plus importantes, mais  les mesures « verticales », exclusivement contraignantes, risquaient de provoquer l’hostilité des employeurs sans susciter l’adhésion des salariés. Il est alors possible d’envisager de nouvelles aides aux entreprises engageant volontairement des réductions collectives du temps de travail, en s’inspirant des lois de Robien et Aubry I. C’est l’orientation choisie par la plupart des propositions ci-dessous.

Scénarios de réductions du temps de travail choisies et individualisées

Que des politiques de réduction collective du temps de travail soient ou non mises en œuvre, il serait souhaitable d’offrir aux salariés la possibilité de choisir, à différents moments de leur vie professionnelle, de travailler moins (voire de prendre un congé long) pour différents motifs : vie familiale, formation, responsabilités extra-professionnelles (politiques ou associatives), expériences diverses (congé sabbatique), transition emploi – retraite.

Le rapport Igas de mai 2016 retient cette idée : “Les politiques qui favorisent le temps partiel sont moins efficaces dans une logique de partage que la réduction collective du temps de travail mais, ciblées sur un temps partiel de qualité et sur certaines populations, elles peuvent également constituer un outil pertinent de lutte contre l’exclusion et la précarité”.