Une dynamique internationale


Construction d’un forum/réseau Européen 

Les 20 et 21 octobre 2016, le Collectif Roosevelt et le groupe de travail ArbeitFairTeilen (partage équitable du travail) d’Attac Allemagne ont organisé un grand Forum Européen autour de la question du partage du travail.  Le soutien de la Fondation Rosa Luxemburg ainsi que Thomas Händel, membre du Parlement européen (GUE / NGL), et de son bureau ont rendu possible la réunion.

35 décideurs, scientifiques, représentants de syndicats et d’associations de 7 pays étaient présents sur une cinquantaine d’inscrits. Des lettres d’invitation ont été envoyées à plus de 100 promoteurs actifs de la réduction du temps de travail en Europe, de mars à août 2016. La procédure d’enregistrement formelle a été stricte, car la réunion a eu lieu au Parlement européen. La traduction simultanée a été fournie en anglais, en français et en allemand.

NB: La version française du compte rendu n’est pas encore disponible.

 

 


Ca bouge en Belgique 

En Belgique, l’heure est venue de reprendre le mouvement historique de la réduction collective du temps de travail (RCTT) en osant aller à l’encontre du discours dominant laissant croire que l’allongement du temps de travail est inéluctable (projet de loi Peeters, âge de la retraite à 67 ans, etc.) ! 

 


Allemagne : Appel pour la  semaine  de  30  heures  dans  toute  l’Europe (2013)

Dans une lettre ouverte aux syndicats et aux partis politiques, des économistes allemands demandent une réduction du temps de travail à 30 heures par semaine. Il n’y aura « jamais plus de plein emploi sans réduction du temps de travail », défendent les auteurs de l’appel déjà signé par plus de cent économistes, chercheurs, responsables syndicaux et quelques personnalités politiques

Une réduction du temps de travail à 30 heures par semaine est nécessaire et urgente. Le temps de travail moyen en Allemagne est de toute façon aujourd’hui déjà en moyenne de 30 heures par semaine, mais le travail est réparti de manière inégale. L’exigence d’une semaine à 30 heures prend en compte toutes les formes de réduction envisageables (allongement des congés payés, sortie plus précoce de la vie active, années sabbatiques). Cette revendication est à poser pour tous les États européens. Car le chômage de masse est partout présent et augmente de manière dramatique dans beaucoup de pays de l’Union. »

Pour les initiateurs de l’appel, la réduction du temps de travail ne concerne plus seulement les partenaires sociaux : « Il s’agit d’un projet de la société toute entière. »Ils insistent par ailleurs sur la nécessité d’une réduction « sans perte de salaire ».« Nous connaissons les nombreux cas où les travailleurs ont fait des expériences négatives, parce que les réductions du temps de travail réalisées jusqu’ici se sont faites sans embauche de chômeurs et souvent avec une hausse de la pression au travail ». Pour eux, seule une réduction collective du temps de travail à 30 heures, à un niveau macroéconomique, est « une clé décisive, si ce n’est la plus importante, pour la perspective d’un plein emploi. »

En savoir plus :